Valoriser mon produit ou mon service grâce aux normes de la série ISO 14020

Publié le : 3 janvier 2022
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L’ISO (Organisation internationale de normalisation) est une instance qui propose un ensemble de normes, harmonisé à l’échelle internationale. Ces quelques 19 400 normes, basées sur le consensus et l’application volontaire, sont opérationnelles sur tout secteur d’activité. L’objectif premier est de soutenir l’innovation tout en apportant des réponses aux enjeux sociétaux comme l’environnement, les aspects sociaux, de sécurité etc.

Ici nous nous intéressons à la série ISO 14020, qui traite spécifiquement des manières d’effectuer les déclarations environnementales.

Selon l’ADEME, « une déclaration environnementale peut revêtir différentes formes : affirmation, symbole ou graphique. Elle indique à l’acheteur un produit plus respectueux de l’environnement. Elle peut apparaître sur l’étiquette d’un produit ou sur son emballage, sur une documentation relative à ce produit, sur un bulletin technique, sur de la publicité ou du télémarketing ainsi que sur des supports numériques ou électroniques tels qu’Internet. »

À savoir que cette gamme des ISO 14020 appartient elle-même à la série 14000, spécifiquement dédiée au management environnemental.

En d’autres termes, ce sont ces normes auxquelles il est conseillé de s’intéresser pour communiquer efficacement, sans greenwashing, sur ses actions : soit par le biais de labels, d’auto-déclarations, ou de déclarations basées sur des indicateurs objectivables.

  • Programme d’éco-étiquetage (labels) : ISO 14024 - Etiquetage de type I
  • Auto-déclaration environnementale : ISO 14021 - Etiquetage de type II
  • Déclaration sur la base d’indicateurs : ISO 14025 - Etiquetage de type III

Être guidé·e dans le choix des labels grâce à l’ISO 14024

Allons voir tout de suite du côté de l’ISO 14024, créée pour orienter efficacement le consommateur vers des achats éco-responsables.

D’abord, replaçons les choses dans leur contexte. Vous n’êtes pas sans savoir que les entreprises sont aujourd’hui fortement incitées, si ce n’est obligées, à faire des efforts au niveau de leurs techniques de production, d’achats, bref du cycle de vie du produit, pour réduire leurs effets sur l’environnement. Les avantages ne sont pas qu’environnementaux puisqu’elles peuvent in fine facilement gagner des parts de marché, devancer les réglementations à venir et améliorer leur image auprès des consommateurs. Pour arriver sur de tels effets positifs, les entreprises mettent en valeur leurs engagements sur la place publique grâce notamment aux labels.

C’est là que la norme ISO 14024 intervient !

En effet, les organismes publics ou privés certificateurs se basent sur cette norme pour établir leur programme de labellisation et de vérification sur site.

Les principes de l'ISO 14024

  • Les programmes de labels environnementaux doivent être de nature volontaire
  • Le label doit être en conformité avec la réglementation en vigueur
  • L’ensemble des étapes du cycle de vie doivent être prises en compte
  • Des critères différenciants d’un point de vue environnemental, choisis sur des bases scientifiques, doivent être établis (pour facilement identifier les produits lambda de ceux à faibles conséquences sur l’environnement).
  • Absence absolue de conflit d’intérêts requise avec révision régulière du système de certification.
  • La norme ISO 14024, par anticipation de l’évolution de la réglementation, prévoit qu’une période de validité du programme soit définie, au bout de laquelle une révision est faite.
  • De plus, le programme de label doit être en tout point transparent.

Quels sont les avantages pour l’entreprise à connaître la norme ISO 14024 ?

Vous l’aurez peut-être déjà compris, s’intéresser en amont à cette norme ISO 14024 c’est prendre de l’avance sur sa future labellisation. Plus la norme sera étudiée en amont, plus la labellisation sera rapide.

Notez bien que le terme écolabel est réservé aux labels suivant la norme ISO 14024.

Pour s’y retrouver il existe le Global Ecolabelling Network (GEN), une association qui regroupe des organismes d’éco-étiquetage de type I afin d’améliorer, promouvoir et développer l’éco-étiquetage des produits et services mondialement. Néanmoins, aucun organisme français n’en fait partie à ce jour même si l’UE avec son écolabel européen en est membre.

Accéder à notre tableau comparatif des labels généralistes, sectoriels et thématiques, en vous abonnant à notre newsletter. Vous retrouverez dès lors, les précédentes newsletters dont celle spécialement dédiée aux labels et certifications.

Si le label est une bonne référence pour s’y retrouver dans la jungle des produits dits engagés, ce n’est pas la seule manière d’identifier les bons élèves. Deux autres normes ISO relatives aux déclarations sur les produits et services sont présentes. C’est ce que nous voyons tout de suite !

S’assurer d’une bonne communication environnementale grâce aux ISO 14021 et 14025

Les normes ISO 14021 et 14025 sont de même nature puisqu’elles concernent toutes deux les déclarations environnementales faites par les entreprises et vont caractériser les produits commercialisés tout autant que les services. Toutefois, la norme ISO 14021 de type I est plus orientée grand public, tandis que l’ISO 14025 de type III intéressera plus le commerce interentreprises et en particulier, le pôle des achats.

Voyons dans le détail ce que nous réservent ces normes.

La norme ISO 14021

Les déclarations environnementales de type I sont des auto-déclarations volontaires apposées sur les produits et/ou emballages qu’on retrouve aussi sur internet, dans la publicité, les rapports commerciaux etc. La norme sert les fabricants, les publicitaires et les entreprises en général qui formulent des déclarations environnementales en lien avec leur produit ou service. Le but est d’inciter à la consommation de produits ayant de faibles conséquences sur l’environnement avec pour raisonnement sous-jacent de contribuer à l’amélioration de l’environnement par le marché.

En somme, la norme n’oblige aucunement de faire des déclarations environnementales mais donne des clés pour les formuler. Nous vous en exposons quelques-unes intéressantes :

  • Déclarations précises et vérifiables univoques
  • Éviter les déclarations douteuses
  • Réduire les déclarations qui apportent de la confusion
  • Donner la possibilité aux consommateurs de faire des choix informés

Pour l’aspect pratico-pratique, la norme fixe également les règles pour :

  • L’utilisation des symboles, images ou logos
  • Les exigences d’évaluation et de vérification de déclarations (nécessité de vérifier les déclarations avant divulgation et de les mettre à disposition sur demande).
  • Les exigences spécifiques relatives à certains mots utilisés fréquemment comme produits recyclables, biodégradables etc).

La norme ISO 14025

La déclaration environnementale de type III sert à fournir des informations sur la chaîne d’approvisionnement et les produits finis autant pour le secteur privé que public. Elles sont notamment fondées sur une vérification indépendante des données d’Analyse du Cycle de Vie (ACV) de produits, qu’un·e conseiller·e GreenScale peut effectuer pour vous. L’entreprise peut s’en servir pour son marketing et à des fins d’information. Le rendu finalement se trouve sous forme de document qui permet de caractériser la performance environnementale d’un produit ou service au sein d’une typologie prédéfinie. Grâce à ce type III de déclaration environnementale, les responsables d’achats écologiques bénéficient donc de toutes les données nécessaires pour effectuer leur travail. Aujourd’hui, la norme ISO 14025 est le seul outil international permettant de faire de telles comparaisons grâce à des bases de calculs harmonisés.

L’avantage de ces déclarations est de pouvoir comparer des produits et services au sein d’un secteur. Ces données sont alors exploitables de différentes manières : communications sous différentes formes et travaux internes de développement de produits.

Pour une information plus digeste, il existe les déclarations environnementales de type III dites uniques. C’est-à-dire qu’on pourra extraire les informations relatives à un champ spécifique dans un document unique. Par exemple, une déclaration sur le changement climatique qui décrit uniquement les gaz à effet de sert en équivalent CO2.

Conclusion

Vous gagnerez sans aucun doute à vous intéresser aux normes ISO même lorsque celles-ci ne sont pas certifiantes. Elles permettent de s’imprégner des règles qui s’appliqueront sur vous, vos salariés et votre entreprise d’une manière ou d’une autre.

Celle qui vous intéresse aussi de manière certaine est l’ISO 26000 qui donne les lignes directrices de la RSE. Elle fera à elle seule l’objet d’un prochain article.

En tout cas, nous espérons que vous voyez l’articulation que peuvent avoir ces normes avec votre communication et vos (futurs) labels !

Si vous souhaitez être accompagné·e sur ces questions de déclaration et de labellisation, n’hésitez pas à prendre contact avec un·e conseiller·e GreenScale.

Source : ISO, Ademe.fr

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